Bilans de liaisonï
Ce chapitre couvre les bilans de liaison, dont une grande partie consiste Ă comprendre la puissance dâĂ©mission/rĂ©ception, lâattĂ©nuation due au trajet, le gain dâantenne, le bruit et le rapport signal Ă bruit. Nous terminons par la construction dâun exemple de bilan de liaison pour lâADS-B, qui sont des signaux transmis par les avions commerciaux pour partager entre autres leur position.
Introductionï
Un bilan de liaison est une comptabilitĂ© de tous les gains et pertes de lâĂ©metteur jusquâau rĂ©cepteur dans un systĂšme de communication. Les bilans de liaison dĂ©crivent une direction de la liaison sans fil. La plupart des systĂšmes de communication Ă©tant bidirectionnels, il doit y avoir un budget distinct pour la liaison montante et la liaison descendante. Le « rĂ©sultat » du bilan de liaison vous indique approximativement le rapport signal Ă bruit (abrĂ©gĂ© RSB en français SNR pour « signal to noise ratio » en anglais) que vous devez vous attendre Ă avoir au niveau de votre rĂ©cepteur. Une analyse plus approfondie sera nĂ©cessaire pour vĂ©rifier si ce SNR est suffisamment Ă©levĂ© pour votre application.
Nous Ă©tudions ici les bilans de liaison non pas dans le but dâĂȘtre capable de rĂ©aliser un bilan de liaison pour une situation donnĂ©e, mais pour apprendre et dĂ©velopper une approche systĂšme des communications sans fil.
Nous traiterons dâabord du bilan de puissance du signal reçu, puis du bilan de puissance du bruit, et enfin nous combinerons les deux pour trouver le SNR (puissance du signal divisĂ©e par la puissance du bruit).
bilan de puissance du signalï
La figure ci-dessous montre le schĂ©ma le plus Ă©lĂ©mentaire dâune liaison sans fil gĂ©nĂ©rique. Dans ce chapitre, nous nous concentrerons sur une direction, câest-Ă -dire dâun Ă©metteur (Tx) Ă un rĂ©cepteur (Rx). Pour un systĂšme donnĂ©, nous connaissons la puissance dâĂ©mission ; il sâagit gĂ©nĂ©ralement dâun paramĂštre de lâĂ©metteur. Comment dĂ©terminer la puissance reçue au niveau du rĂ©cepteur ?
Nous avons besoin de quatre paramĂštres systĂšme pour dĂ©terminer la puissance reçue, qui sont indiquĂ©s ci-dessous avec leurs abrĂ©viations courantes. Ce chapitre examinera en dĂ©tail chacun dâentre eux.
Pt - puissance dâĂ©mission
Gt - Gain dâantenne dâĂ©mission
Gr - Gain dâantenne de rĂ©ception
Lp - Distance entre la Tx et la Rx (c.-Ă -d., combien de perte dĂ» au chemin sans fil)
Puissance dâĂ©mission \(P_{t}\)ï
La puissance dâĂ©mission est assez simple; il sâagit dâune valeur en watts, dBW ou dBm (rappelons que dBm est lâabrĂ©viation de dBmW). Chaque Ă©metteur possĂšde un ou plusieurs amplificateurs, et la puissance dâĂ©mission est principalement fonction de ces amplificateurs. Une analogie pour la puissance dâĂ©mission serait la puissance dâune ampoule Ă©lectrique: plus cette puissace est Ă©levĂ©e, plus lâampoule transmet de lumiĂšre. Voici des exemples de puissance dâĂ©mission approximative pour diffĂ©rentes technologies :
Bluetooth |
10 mW |
-20 dBW |
WiFi |
100mW |
-10 dBW |
Station de base LTE |
1W |
0 dBW |
Station FM |
10kW |
40 dBW |
Gains dâantenne \(G_{t}\) et \(G_{r}\)ï
Les gains dâantenne dâĂ©mission et de rĂ©ception sont cruciaux pour le calcul des bilans de liaison. Quâest-ce que le gain dâantenne, me direz-vous? Il indique la directivitĂ© de lâantenne. Vous pouvez y faire rĂ©fĂ©rence en tant que gain de puissance de lâantenne, mais ne vous y trompez pas, la seule façon pour une antenne dâavoir un gain plus Ă©levĂ© est de diriger lâĂ©nergie dans une rĂ©gion plus ciblĂ©e.
Les gains seront reprĂ©sentĂ©s en dB (sans unitĂ©) ; nâhĂ©sitez pas Ă apprendre ou Ă vous rappeler pourquoi le dB est sans unitĂ© pour notre scĂ©nario dans le chapitre le Bruit et les dB. GĂ©nĂ©ralement, les antennes sont soit omnidirectionnelles, ce qui signifie que leur puissance rayonne dans toutes les directions, soit directionnelles, ce qui signifie que leur puissance rayonne dans une direction spĂ©cifique. Si elles sont omnidirectionnelles, leur gain sera de 0 dB Ă 3 dB. Une antenne directionnelle aura un gain plus Ă©levĂ©, gĂ©nĂ©ralement 5 dB ou plus, et jusquâĂ 60 dB environ.
Lorsquâune antenne directionnelle est utilisĂ©e, elle doit ĂȘtre soit installĂ©e dans la bonne direction, soit fixĂ©e Ă un cardan mĂ©canique. Il peut Ă©galement sâagir dâun rĂ©seau phasĂ©, qui peut ĂȘtre pilotĂ© Ă©lectroniquement (câest-Ă -dire par un logiciel).
Les antennes omnidirectionnelles sont utilisĂ©es lorsque pointer dans la bonne direction nâest pas possible, comme votre tĂ©lĂ©phone cellulaire ou votre ordinateur portable. Dans la 5G, les tĂ©lĂ©phones peuvent fonctionner dans les bandes de frĂ©quences plus Ă©levĂ©es, comme les 28 GHz (Verizon) et les 39 GHz (AT&T), Ă lâaide dâun rĂ©seau dâantennes et dâune orientation Ă©lectronique du faisceau.
Dans un bilan de liaison, nous devons supposer que toute antenne directionnelle, quâelle Ă©mette ou reçoive, est pointĂ©e dans la bonne direction. Si elle nâest pas pointĂ©e correctement, notre budget de liaison ne sera pas prĂ©cis et il pourrait y avoir une perte de communication (par exemple, lâantenne satellite sur votre toit est frappĂ©e par un ballon de basket et se dĂ©place). En gĂ©nĂ©ral, nos budgets de liaison supposent des circonstances idĂ©ales tout en ajoutant une perte diverse pour tenir compte des facteurs du monde rĂ©el.
Perte due Ă la distance entre la Tx et la Rx \(L_{p}\)ï
Lorsquâun signal se dĂ©place dans lâair (ou le vide), sa force diminue. Imaginez que vous tenez un petit panneau solaire devant une ampoule Ă©lectrique. Plus le panneau solaire est Ă©loignĂ©, moins lâampoule absorbera dâĂ©nergie. Le flux est un terme de physique et de mathĂ©matiques, dĂ©fini comme « la quantitĂ© de matiĂšre qui passe Ă travers votre objet ». Pour nous, câest la quantitĂ© de champ Ă©lectromagnĂ©tique qui passe dans notre antenne de rĂ©ception. Nous voulons savoir combien de puissance est perdue, pour une distance donnĂ©e.
Lâaffaiblissement de trajectoire en espace libre (FSPL pour « Free Space Path Loss » en anglais) nous indique lâaffaiblissement de trajectoire lorsquâil nây a pas dâobstacles pour une distance donnĂ©e. Sous sa forme gĂ©nĂ©rale, \(\mathrm{FSPL} = ( 4\pi d / \lambda )^2\). Cherchez sur google la formule de transmission de Friis pour plus dâinformations. (Fait amusant : les signaux rencontrent une impĂ©dance de 377 ohms en se dĂ©plaçant dans lâespace libre.) Pour gĂ©nĂ©rer des budgets de liaison, nous pouvons utiliser cette mĂȘme Ă©quation mais convertie en dB:
Dans les bilans de liaison, elle sera exprimĂ©e en dB, sans unitĂ© car il sâagit dâune perte. \(d\) est en mĂštres et reprĂ©sente la distance entre lâĂ©metteur et le rĂ©cepteur. \(f\) est en Hz et reprĂ©sente la frĂ©quence porteuse. Il nây a quâun seul problĂšme avec cette Ă©quation simple: nous nâaurons pas toujours un espace libre entre lâĂ©metteur et le rĂ©cepteur. Les frĂ©quences rebondissent beaucoup Ă lâintĂ©rieur (la plupart des frĂ©quences peuvent traverser les murs, mais pas le mĂ©tal ou la maçonnerie Ă©paisse). Dans ces situations, il existe diffĂ©rents modĂšles de non-espace libre. Un modĂšle courant pour les villes et les banlieues (par exemple, pour les tĂ©lĂ©phones portables) est le modĂšle dâOkumura-Hata :
oĂč \(L_{path}\) est lâaffaiblissement sur le trajet en dB, \(h_B\) est la hauteur de lâantenne dâĂ©mission au-dessus du sol en mĂštres, \(f\) est la frĂ©quence porteuse en MHz, \(d\) est la distance entre Tx et Rx en km, et \(C_H\) est appelĂ© le « facteur de correction de la hauteur de lâantenne » et est dĂ©fini en fonction de la taille de la ville et de la gamme de frĂ©quences porteuses :
\(C_H\) pour les petites/moyennes villes:
\(C_H\) pour les grandes villes quand \(f\) est en dessous de 200 MHz:
\(C_H\) pour les grandes villes quand \(f\) est entre 200 MHz et 1.5 GHz:
oĂč \(h_M\) est la hauteur de lâantenne de rĂ©ception au-dessus du sol, en mĂštres.
Ne vous inquiĂ©tez pas si le modĂšle Okumura-Hata ci-dessus vous a semblĂ© confus; il est principalement prĂ©sentĂ© ici pour dĂ©montrer comment les modĂšles de perte de chemin hors espace libre sont beaucoup plus compliquĂ©s que notre simple Ă©quation en FSPL. Le rĂ©sultat final de nâimporte lequel de ces modĂšles est un nombre unique que nous pouvons utiliser pour la partie perte de chemin de notre budget de liaison. Nous nous en tiendrons Ă lâĂ©quation FSPL pour le reste de ce chapitre.
Pertes diverses \(L_{misc}\)ï
Dans notre budget de liaison, nous voulons également prendre en compte les pertes diverses. Nous les regrouperons en un seul terme, généralement entre 1 et 3 dB. Exemples de pertes diverses :
Perte de cĂąble
Perte atmosphérique
Imperfections de pointage de lâantenne
Précipitations
Le graphique ci-dessous montre la perte atmosphĂ©rique en dB/km en fonction de la frĂ©quence (nous serons gĂ©nĂ©ralement < 40 GHz). Si vous prenez le temps de comprendre lâaxe des y, vous verrez que les communications Ă courte portĂ©e infĂ©rieures Ă 40 GHz et infĂ©rieures Ă 1 km prĂ©sentent une perte atmosphĂ©rique de 1 dB ou moins, et que nous lâignorons donc gĂ©nĂ©ralement. Lorsque la perte atmosphĂ©rique entre vraiment en jeu, câest dans le cas des communications par satellite, oĂč le signal doit parcourir plusieurs kilomĂštres Ă travers lâatmosphĂšre.
Signal Power Equationï
Il est maintenant temps dâassembler tous ces gains et pertes pour calculer la puissance de notre signal au niveau du rĂ©cepteur, \(P_r\) :
Globalement, câest une Ă©quation facile. On additionne les gains et les pertes. Certains pourraient mĂȘme ne pas considĂ©rer cela comme une Ă©quation du tout. Nous montrons gĂ©nĂ©ralement les gains, les pertes et le total dans un tableau, comme en comptabilitĂ©, comme ceci :
Pt = 1.0 W |
0 dBW |
Gt = 100 |
20.0 dB |
Gr = 1 |
0 dB |
Lp |
-162.0 dB |
Lmisc |
-1.0 dB |
Pr |
-143.0 dBW |
Bilan de puissance du bruitï
Maintenant que nous connaissons la puissance du signal reçu, changeons de sujet pour parler du bruit reçu, puisque nous avons besoin des deux pour calculer le SNR. Nous pouvons trouver le bruit reçu avec un bilan de puissance de style similaire.
Câest le bon moment pour parler de lâendroit oĂč le bruit entre dans notre liaison de communication. RĂ©ponse : Au niveau du rĂ©cepteur!. Le signal nâest pas corrompu par le bruit jusquâĂ ce que nous allions le recevoir. Il est extrĂȘmement important de comprendre ce fait! De nombreux Ă©tudiants ne lâintĂ©riorisent pas vraiment et finissent par commettre une erreur stupide. Il nây a pas de bruit qui flotte dans lâair autour de nous. Le bruit vient du fait que notre rĂ©cepteur possĂšde un amplificateur et dâautres composants Ă©lectroniques qui ne sont pas parfaits et ne sont pas Ă 0 degrĂ© Kelvin (K).
Une formulation populaire et simple pour le bilan de bruit utilise lâapproche « kTB » :
\(k\) - Constante de Boltzmann = 1,38 x 10-23 J/K = -228,6 dBW/K/Hz. Pour les curieux, la constante de Boltzmann est une constante physique qui relie lâĂ©nergie cinĂ©tique moyenne des particules dans un gaz Ă la tempĂ©rature du gaz.
\(T\) - TempĂ©rature de bruit du systĂšme en K, largement basĂ©e sur notre amplificateur. Câest le terme le plus difficile Ă trouver, et il est gĂ©nĂ©ralement trĂšs approximatif. Vous payez en gĂ©nĂ©ral plus pour un amplificateur avec une tempĂ©rature de bruit plus basse.
\(B\) - Largeur de bande du signal en Hz, en supposant que vous filtrez le bruit autour de votre signal. Ainsi, un signal de liaison descendante LTE dâune largeur de 10 MHz aura \(B\) rĂ©glĂ© sur 10 MHz, soit 70 dBHz.
En multipliant (ou en ajoutant en dB) par kTB, on obtient la puissance du bruit, câest-Ă -dire le dernier terme de notre Ă©quation SNR.
SNRï
Maintenant que nous avons les deux nombres, nous pouvons prendre le rapport pour trouver le SNR, (voir le chapitre le Bruit et les dB pour plus dâinformations sur le SNR):
Nous visons gĂ©nĂ©ralement un SNR > 10 dB, bien que cela dĂ©pende vraiment de lâapplication. En pratique, le SNR peut ĂȘtre vĂ©rifiĂ© en regardant la FFT du signal reçu ou en calculant la puissance avec et sans le signal prĂ©sent (rappelons que variance = puissance). Plus le SNR est Ă©levĂ©, plus vous pouvez gĂ©rer de bits par symbole sans trop dâerreurs.
Exemple de bilan de liaison: ADS-Bï
LâADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast) est une technologie utilisĂ©e par les avions pour diffuser des signaux qui permettent de partager leur position et dâautres informations avec les stations au sol de contrĂŽle du trafic aĂ©rien et dâautres avions. LâADS-B est automatique en ce sens quâil ne nĂ©cessite aucune intervention du pilote ou dâun tiers; il dĂ©pend des donnĂ©es du systĂšme de navigation de lâavion et dâautres calculateurs. Les messages ne sont pas cryptĂ©s (youpi !). LâĂ©quipement ADS-B est actuellement obligatoire dans certaines parties de lâespace aĂ©rien australien, tandis que les Ătats-Unis exigent que certains avions soient Ă©quipĂ©s, en fonction de leur taille.
La couche physique (PHY) de lâADS-B prĂ©sente les caractĂ©ristiques suivantes :
Transmis sur 1 090 MHz
Le signal a une largeur de bande de 50 kHz (ce qui est trĂšs faible).
Modulation PPM
Les messages contiennent 15 octets de données chacun, ce qui nécessite généralement plusieurs messages.
LâaccĂšs multiple est obtenu en diffusant des messages dont la pĂ©riode varie alĂ©atoirement entre 0.4 et 0.6 seconde. Cette randomisation est conçue pour empĂȘcher les aĂ©ronefs dâavoir toutes leurs transmissions les unes au-dessus des autres (certaines peuvent encore entrer en collision, mais ce nâest pas grave).
Les antennes ADS-B sont polarisées verticalement.
La puissance dâĂ©mission varie, mais devrait ĂȘtre de lâordre de 100 W (20 dBW).
Le gain de lâantenne dâĂ©mission est omnidirectionnel mais seulement dirigĂ© vers le bas, disons 3 dB.
Les rĂ©cepteurs ADS-B ont Ă©galement un gain dâantenne omnidirectionnel, disons 0 dB.
Lâaffaiblissement dĂ» au trajet dĂ©pend de la distance entre lâavion et notre rĂ©cepteur. Ă titre dâexemple, il y a environ 30 km entre lâUniversitĂ© du Maryland (oĂč le cours dont est issu le contenu de ce manuel a Ă©tĂ© enseignĂ©) et lâaĂ©roport BWI. Calculons le FSPL pour cette distance avec une frĂ©quence de 1 090 MHz :
Une autre option est de laisser \(d\) comme variable dans le budget de liaison et de dĂ©terminer Ă quelle distance nous pouvons entendre les signaux en fonction dâun SNR requis.
Maintenant, comme nous nâaurons certainement pas dâespace libre, ajoutons encore 3 dB de pertes diverses. Nous ferons un total de 6 dB de pertes diverses, pour prendre en compte le fait que notre antenne nâest pas bien adaptĂ©e en plus des pertes de cĂąbles/connecteurs. Compte tenu de tous ces critĂšres, notre bilan de liaison de signal ressemble Ă ceci :
Pt |
20 dBW |
Gt |
3 dB |
Gr |
0 dB |
Lp |
-122.7 dB |
Lmisc |
-6 dB |
Pr |
-105.7 dBW |
Pour le bilan du bruit:
B = 50 kHz = 50e3 = 47 dBHz
T nous devons faire une approximation, disons 300 K, ce qui correspond à 24,8 dBK. Elle varie en fonction de la qualité du récepteur
k est toujours -228,6 dBW/K/Hz
Par consĂ©quent, notre SNR est de -105,7 - (-156,8) = 51,1 dB. Il nâest pas surprenant que ce soit un chiffre Ă©norme, Ă©tant donnĂ© que nous prĂ©tendons ĂȘtre seulement Ă 30 km de lâavion en espace libre. Si les signaux ADS-B ne pouvaient pas atteindre 30 km, alors lâADS-B ne serait pas un systĂšme trĂšs efficace - personne ne sâentendrait avant dâĂȘtre trĂšs proche. Dans cet exemple, nous pouvons facilement dĂ©coder les signaux; la modulation par impulsions et positions (PPM) est assez robuste et ne nĂ©cessite pas un SNR aussi Ă©levĂ©. Ce qui est difficile, câest dâessayer de recevoir lâADS-B Ă lâintĂ©rieur dâune salle de classe, avec une antenne trĂšs mal adaptĂ©e et une forte station de radio FM Ă proximitĂ© qui cause des interfĂ©rences. Ces facteurs peuvent facilement entraĂźner des pertes de 20 Ă 30 dB.
Cet exemple nâĂ©tait en fait quâun calcul Ă lâaveuglette, mais il a permis de dĂ©montrer les bases de la crĂ©ation dâun bilan de liaisons et de comprendre les paramĂštres importants dâun lien de communication.